Sans compter les sites d’hébergement de vidéos comme YouTube et Dailymotion, l’accès aux pages appartenant à des organismes mondiaux notamment ceux de la défense des droits de l’Homme et des libertés individuels était aussi interdit. Exemples d'usage pour « censurer » en allemand. L’espace de la médiatisation alternative a été entièrement créée par une jeunesse Tunisienne avec une volonté de participer activement de la vie politique de leur pays, d’exprimer leur dégout et leur désir d’en finir avec un régime qui les prive d’une bonne partie de leurs droits et libertés. « L'armée qui — même sous Ben Ali — a toujours été tenue à l'écart de la politique et n'était pas partie prenante dans la direction des affaires du pays, est une armée assez républicaine. Selon Le Monde, ces propos « n'apprennent rien à beaucoup de Tunisiens, mais détonnent dans le paysage médiatique[40] » jusqu'alors sous contrôle total du ministère de la Communication. Un peu plus tard, Taïeb Baccouche, porte-parole du gouvernement de transition, annonce l'imminence d'un remaniement ministériel tout en restant vague sur sa portée. Un quasi couvre-feu est ensuite imposé sur la ville par la police[32]. Dans différentes villes de provinces, les actions de protestations se poursuivent le 28 janvier, davantage porteuses de revendications sociales et sectorielles. Traduzir se censurer em contexto, com exemplos de utilização. De leur côté, les associations locales LGBT ont fêté cette victoire sociétale comme il se doit, en saluant l’intelligence de la justice dans ce dossier. bab.la décline toute responsabilité vis-à … Nommé le 17 janvier, Mustapha Kamel Nabli entre en fonction à la tête de la Banque centrale de Tunisie en remplacement de Taoufik Baccar[135] et nomme Slaheddine Kanoun[136] comme administrateur provisoire de la Banque Zitouna, victime d'une crise de confiance de certains acteurs économiques à la suite de la fuite à l'étranger de son fondateur Mohamed Sakhr El Materi, gendre du président déchu[137]. Néanmoins le FDLT et l'UGTT, à travers Khalil Zaouia, dénoncent une politique du fait accompli, la présence de personnalité comme Moncer Rouissi, « éminence grise » de Ben Ali, aux Affaires sociales ou encore de Zouheir M'dhaffer, la « plume » de l'ancien président et auteur de la réécriture « sur mesure » de la Constitution, nommé responsable du développement administratif[109]. Vers la fin du mois de décembre 2010 et au début de janvier 2011, des pages Facebook étaient créées dans le but d’organiser des manifestations. Les slogans sont devenus clairement politiques. Ainsi, le 29 mars, les 51 % d'Orange Tunisie détenus par le gendre de Ben Ali, Marouane Mabrouk, sont confisqués par l'État tunisien. Le 22 janvier 2011, les manifestations appelant à un nouveau gouvernement débarrassé des caciques de l'ancien régime se poursuivent tandis que s'y additionnent des revendications sociales et sectorielles : des employés de mairie réclament une amélioration de leurs conditions de travail, des employés de ménage dans les entreprises réclament des augmentations de salaires (...) En outre, de nombreux policiers en civil ou en uniforme défilent à Tunis et en province, se présentant comme des « Tunisiens comme les autres », pour réclamer la création d'un syndicat de police, dénonçant leurs conditions de travail et leur salaire. Interview de Yadh Ben Achour par Isabelle Mandraud, « La Tunisie va connaître de vraies élections libres ». L’Écho, « Tunisie : le principal syndicat veut des négociations sociales rapides ». Dans le même temps, le bureau politique du RCD s'auto-dissout, ce qui est interprété par certains observateurs comme une manière de se saborder[128] tandis que d'autres soulignent que son éventuel démantèlement ne sera pas une chose aisée[129]. Gratuit. Le lendemain, il annonce la mutation des gouverneurs de Sidi Bouzid, Jendouba et Zaghouan[37]. Une deuxième commission est formée, la Commission nationale d’établissement des faits sur les affaires de corruption, sous la présidence d’Abdelfattah Amor[101]. Moncef Marzouki est le premier homme politique à se porter candidat à l'élection présidentielle, dès le 16 janvier, et annonce son retour d'exil[92]. Des sources syndicales annoncent une participation de 90 % des enseignants[152]. Le nouveau gouvernement ne convainc pas. Jean-Pierre Séréni, « En Tunisie, les soubresauts de la révolution ». D'après un article du journal Le Monde daté du 17 janvier, de « nombreux jeunes » Tunisiens parleraient de « Révolution Facebook », en lien avec le rôle joué par internet dans l'organisation des manifestations[289]. Sylvie Kaufmann, « Les jeunes élites mondialisées, fer de lance des "révolutions émergentes" », Rassemblement constitutionnel démocratique, Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, La Régente de Carthage : Main basse sur la Tunisie, Fédération internationale des droits de l'homme, Forum démocratique pour le travail et les libertés, Élection de l'Assemblée constituante tunisienne de 2011, Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique. Elle inclut ainsi la révolution tunisienne dans un mouvement de « révolutions émergentes », d'après l'expression de pays émergents désignant les anciens pays en voie de développement[290]. Cet espace était meublé par différents techniques d’expressions. Une instance de supervision des élections est également créée, sur pression des manifestants, afin d'éviter toute manipulation des résultats par le ministère de l'Intérieur[100]. Les mois de mars et d'avril voient la définition progressive du processus de transition, sous la houlette de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, sans que toutefois ce « véritable conflit de classes » moderne voit ses causes résolues[12]. Dix-neuf des sièges sont réservés aux Tunisiens de l’étranger, dont dix pour les Tunisiens en France[209]. Celle-ci cherche à établir la liste des actifs du clan Ben Ali-Trabelsi, qui consiste en[101] : La censure sur les publications écrites est levée le 22 janvier[102]. En Algérie, dès le 12 janvier, plusieurs personnes tentent de s'immoler : dans l'enceinte de la sous-préfecture de Bordj Menaïel, le 14 devant un commissariat de police de la ville de Jijel, le 15 janvier devant la mairie de la ville minière de Boukhadra, le 16 janvier devant le siège de la sûreté de la wilaya de Mostaganem, le 17 janvier dans l'enceinte du siège de l'assemblée départementale dans la région d'El Oued ; le même jour une femme tente de s'immoler en pleine Assemblée populaire communale (APC, mairie) de la localité de Sidi Ali Benyoub, à quelque 450 km au sud-ouest d'Alger. Mustapha Ben Jaafar pointe le décalage et l'incompréhension entre les cadres de l'exécutif — sous-estimant le rejet dont ils font l'objet — et les aspirations de la population à rompre avec le régime de Ben Ali[142]. Le secteur du tourisme a donc des difficultés importantes, aggravées par la Révolte libyenne de 2011 : chaque année, environ 1,6 million de touristes libyens séjournaient en Tunisie. Elles débutent le 17 décembre 2010, après l'immolation par le feu d'un jeune vendeur ambulant de fruits et légumes à Sidi Bouzid, Mohamed Bouazizi, dont la marchandise avait été confisquée par les autorités[10]. Dès le 15 janvier, La France annonce prendre des dispositions pour bloquer administrativement tout mouvement financier suspect concernant des avoirs tunisiens dans le pays et charge le Tracfin — chargé de la lutte contre le trafic de capitaux — d'empêcher la fuite des avoirs financiers détenus en France par l'ancien président tunisien et ses proches[115]. La démission du Premier ministre est suivie de celles de cinq de ses ministres : Le 7 mars 2011, le ministre de l'Intérieur annonce la dissolution de la sûreté de l'État et de la police politique : cette mesure est saluée comme l’acquis le plus important de la révolution[205]. Dans le même temps, environ trois cents avocats se réunissent devant le Premier ministère à Tunis[34]. Il s'agit en 3 minutes de trouver le plus grand nombre de mots possibles de trois lettres et plus dans une grille de 16 lettres. Ce serait l’occasion pour l’UGTT, marginalisée sous l’ère Ben Ali et débordée par son aile gauche qui réclame le départ de la direction, de reprendre la main[182]. Les 7 et 9 février 2011, les deux chambres du Parlement tunisien, composées d'élus issus du RCD et de partis autorisés par le pouvoir benaliste, votent une loi permettant au président par intérim, Fouad Mebazaa, de gouverner par décrets-lois[185]. Principalement depuis le 18 février 2011, la protestation en Libye prend de l'importance avec, entre autres, la contestation du « guide » Mouammar Kadhafi au pouvoir depuis 41 ans, et aurait déjà fait plusieurs milliers de morts[230],[231]. Le 18 janvier, le ministre des Affaires étrangères de l'exécutif de transition, Kamel Morjane, s'entretient avec Jeffrey D. Feltman, sous-secrétaire d'État américain pour le Proche-Orient[158]. À la suite de cette rencontre[238], le Quai d'Orsay publie un communiqué [Lequel ?] Le 11 février, diverses organisations de gauche forment le Conseil national pour la protection de la révolution (CNPR)[193]. Les cyber-militants étaient conscients qu’ils étaient assez nombreux et suffisamment interconnectés pour pouvoir organiser une manifestation réelle dans les rues du capital. interdire - traduction français-anglais. Parmi les douze nouveaux ministres, pour la plupart des technocrates choisis pour leurs compétences, on compte essentiellement des universitaires de haut niveau, dont l'économiste Elyès Jouini, jusque-là vice-président du conseil scientifique à l'université de Paris-Dauphine et Habiba Zéhi Ben Romdhane, professeur de médecine, cofondatrice de la section tunisienne d'Amnesty International ainsi que plusieurs chefs d'entreprise[174]. Le ministère de la Santé tunisien publie un bilan détaillé des victimes de la révolution, alors que les chiffres gouvernementaux restaient à 78 morts depuis le 22 janvier, et que l'ONU dénombrait 300 victimes[183]. Conjugaison du verbe censurer en français : auxiliaires, temps composés, temps simples, présent, passé, plus-que-parfait, futur, impératif, participe passé, subjonctif, conditionnel, les verbes irréguliers. Les affrontements se poursuivent dans le triangle Thala-Kasserine-Regueb : des marches funèbres à la mémoire des morts des jours précédents dégénèrent en nouveaux affrontements avec la police ; un nouveau bilan établi par un responsable syndical fait état d'au moins cinquante morts et le personnel de l'hôpital de Kasserine proteste officiellement « contre le nombre élevé de victimes et la gravité des blessures »[47]. Maya Jribi, secrétaire générale du Parti démocrate progressiste (PDP) annonce qu'un nouveau gouvernement écartant les partis pro-gouvernementaux serait mis en place pour le 17 janvier, composé de représentants du Mouvement Ettajdid, du Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL) et du PDP, rejoints par des personnalités indépendantes[89]. Il explique lors d'une conférence de presse, les raisons qui l'ont poussé a agir sans ordres de quiconque en capturant la famille de Ben Ali qui s’apprêtait à quitter la Tunisie en la laissant à feu et à sang. Ainsi, tandis que six « anciens »[93] parmi lesquels les ministres des Affaires étrangères — Kamel Morjane —, de l'Intérieur — Ahmed Friaâ —, des Finances — Mohamed Ridha Chalghoum —, et de la Défense — Ridha Grira —, du précédent gouvernement et membres du RCD peuvent conserver leurs postes régaliens à la condition d'abandonner leur étiquette partisane[94], Ahmed Néjib Chebbi (PDP) se voit confier le ministère du Développement régional, Mustapha Ben Jaafar (FDTL) celui de la Santé, et Ahmed Brahim (Ettajdid), celui de l'Enseignement supérieur. Le communiqué déclare également que la France n'a pas l'intention de donner des conseils en matières économique et sociale à la Tunisie. Dictionnaire Français-Arabe. Le mouvement Ettajdid parle de se retirer lui aussi si les membres du RCD encore présents au gouvernement ne le font pas et le FDTL annonce « suspendre sa participation ». Dans l'attente de l'annonce gouvernementale, afin de sortir de l'impasse, certaines sources, parmi lesquelles l'opposante Sihem Bensedrine, évoquent des négociations pour proposer une alternative au gouvernement de transition : un « Comité des sages » encadrerait l'exécutif provisoire, voire s'y substituerait[155]. À Ramallah, capitale politique de la Cisjordanie, l'Autorité palestinienne a empêché la tenue d'un rassemblement de soutien à la révolution tunisienne, qui devait avoir lieu le 19 janvier[261]. Le 28 décembre 2010, le président Ben Ali se rend au chevet de Mohamed Bouazizi. Nawaat, un site d'opposants tunisiens utilisait déjà depuis plusieurs semaines un espace spécial sur Twitter : « La révolte de Jasmin »[283]. Au Liban, le Hezbollah salue la révolution tunisienne[245]. Grâce au large réseau de cyber-activistes dont on disposait en Tunisie, le contenu qui est une pure initiative citoyenne est devenu viral. Ce n'est pas une armée de coup d'État, même si je peux me tromper », cf. Il demande la convocation d’une assemblée constituante et la dissolution de toutes les institutions héritées de l’ère de Ben Ali, à savoir le Parlement, le RCD, la police politique ». En soirée, au cours d'une émission télévisée sur la chaîne Hannibal TV, Néjib Chebbi, chargé du Développement Régional et Local, annonce l'allocation immédiate de 500 millions de dinars (259 millions d'euros) sous forme de crédits urgents à destination des gouvernorats et régions défavorisés qui ont vu le départ du mouvement de révolte. Il annonce la création de trois cent mille emplois en deux ans et la fermeture temporaire de tous les établissements scolaires et universitaires[50]. Gratuit. The law prohibits bicycles on the motorway. Google has many special features to help you find exactly what you're looking for. Les affrontements durant la révolution ont fait 338 tués et 2 174 blessés[13]. La révolution tunisienne (arabe : الثورة التونسية), parfois appelée « révolution du jasmin[2],[3],[4],[5] » (ثورة الياسمين), est une révolution considérée comme essentiellement non violente[6], qui par une suite de manifestations et de sit-in durant quatre semaines entre décembre 2010 et janvier 2011, a abouti au départ du président de la République de Tunisie, Zine el-Abidine Ben Ali, en poste depuis 1987. 29 membres des forces de l'ordre public sont également décédés. M. Alghabra a dirigé pendant deux ans, soit en 2004 et 2005, la Fédération canado-arabe (FAC) en tant que bénévole. Search the world's information, including webpages, images, videos and more. La censure sauvage du régime autoritaire de Ben Ali affectait bien plus que le travail de sélection d’information au sein des médias classiques tel que les journaux, les chaines de Radio et de télévision. Au Maroc, trois personnes tentent de s'immoler à la suite des événements de Tunisie[142]. Au total, le produit intérieur brut (PIB) devrait croître de seulement 0,8 % au lieu des 4 à 5 % attendus, grâce aux aides étrangères (française et algérienne) et au dynamisme des industries d’exportation : textile, chaussures, mécanique, électronique[232]. L'appellation « révolution de jasmin » a fait débat, car elle renvoie aussi à la prise de pouvoir de Ben Ali en 1987 (qualifiée de « révolution au jasmin »). Sur Facebook, une vingtaine de groupes a repris l'appellation à son compte. En Allemagne, une manifestation de Tunisiens est organisée à Berlin. En effet, dès 2008, dans une forme de « répétition générale[14] », la colère populaire s'était manifestée lors du mouvement du bassin minier de Gafsa, pendant plus de six mois et appelait déjà au respect de la justice sociale et de la dignité. Des centaines de Tunisiens avaient alors été arrêtés, torturés ou emprisonnés, certains trouvant la mort dans les affrontements avec la police, dans la quasi-indifférence des médias européens et tunisiens[14]. Elle annonce qu'elle prendra une décision sur l'abaissement éventuel de la note dans un délai de trois mois, tandis que l'agence Fitch Ratings annonce un délai de six mois pour envisager ou non une modification vers le bas de sa notation[266]. Cependant, dès le soir du 14 janvier et les jours suivants, des bandes de fidèles du régime benaliste, armés et utilisant des 4x4, parcourent les rues de Tunis puis des autres villes de Tunisie, afin de semer la terreur et le désordre[70],[71]. Le 20 janvier 2011, un communiqué du Conseil mondial de l'or (en), tend à confirmer l'idée que la famille Ben Ali se serait enfuie avec une tonne et demie d'or — représentant une valeur de 45 millions d'euros — subtilisée aux réserves d'or du pays[120]. la commission d'enquête sur la corruption ; et une commission indépendante d'enquête sur le rôle des forces de sécurité dans la répression sanglante des manifestations, Amin Allal, "Réformes néolibérales, clientélismes et protestations en situation autoritaire. Plusieurs membres de la famille Trabelsi sont arrêtés avant de pouvoir fuir le pays. Les activités de cyber-militantisme ont commencé à l’extérieur du pays pour finir par influencer des jeunes internautes tunisiens à l’intérieur du pays. Alors que plusieurs personnes le supplient de redescendre, il meurt électrocuté en touchant les câbles de trente mille volts[29]. De son côté, Rached Ghannouchi, leader d'Ennahdha — qui compare son parti à l'AKP turc — indique que ce dernier ne compte pas présenter de candidat à la future élection présidentielle mais que le mouvement islamiste compte participer aux législatives. Manifestation devant le ministère de l'intérieur, le 14 janvier 2011. Tout cela n'a pas rassasié la rage des victimes de la répression policière qui s’additionnent jour après jour. This school doesn't allow students to use mobile phones in class. En France, où réside une forte diaspora tunisienne, des manifestations de soutien ont été organisées dans plusieurs villes, dont Paris[248], Toulouse[249], Lyon[250], Nantes[251], Marseille, Nice, Bordeaux[252] et Strasbourg[253],[254]. Traduction de « Censurer » en dialecte arabe tunisien - Dictionnaire tunisien de référence. Cherchez des exemples de traductions censurer dans des phrases, écoutez à la prononciation et apprenez la grammaire. Le gendre de Ben Ali, Slim Chiboub, affirme que huit cents voitures remplies d'explosifs ont été disséminées à travers tout le pays par les dirigeants de la police tunisienne, principalement à Tunis[75]. Cependant, ce 14 janvier 2011, malgré les concessions faites le jour même par Ben Ali (cf. Le ministre de l’Industrie et de la technologie indique cependant que la production industrielle a baissé de 9 % sur les cinq premiers mois de l’année[218]. Alors que les violences continuent dans le pays et que les manifestants continuent de réclamer le départ du gouvernement Ghannouchi, le Parlement se prive ainsi de toute participation à la transition. Pour le philosophe tunisien Youssef Seddik, l'expression « révolution de jasmin » ne convient pas à cette révolution marquée par « des violences, […] des morts », « peut-être aussi profonde que la prise de la Bastille »[287]. La révolution a poussé les responsables politiques à épurer massivement l'appareil sécuritaire de l'État bénaliste (démission de nombreux hauts fonctionnaires, dissolution d’organismes de répression et de surveillance, abrogation des lois antiterroristes). Dans la même veine, Michael Ayari et Vincent Geisser soulignent l'absence de connotation sacrificielle dans une expression qui relève selon eux d'un « néo-orientalisme touristique », et une sémantique rappelant celle des deux premières années du règne de l’ « artisan du changement », Zine El Abidine Ben Ali, qui aimait qualifier précisément son « coup d’État médical » de « révolution du jasmin ». De nombreux opposants et médias ont parlé de « révolution de jasmin »[281]. Depuis le début du mois de février, des milliers de Tunisiens fuient vers l'île de Lampedusa (en Italie) et l'Union européenne, faisant craindre dans un premier temps une « marée humaine » sur l’Europe[190]. Les jeunes organisent des manifestations via Facebook notamment celle du 14 janvier[275]. Le 10 février, Abid Briki, responsable au sein de l’UGTT, indique que sa centrale syndicale est loin d’encadrer tous les mouvements de grève spontanés ou organisés qui ont éclaté depuis le 14 janvier. Le 27 janvier, un ancien militaire de 26 ans s'immole par le feu à Hasaké, au nord-est de la Syrie mais les autorités syriennes imposent un black-out sur l'événement[228]. le collectif Anonymous annonce soutenir le mouvement en solidarité avec les manifestations[273]. En réponse, elles auraient mis le feu à des pneus et attaqué le bureau du Rassemblement constitutionnel démocratique, le parti au pouvoir[44]. Il est en outre prévu un dispositif transitoire d'allocation de 150 dinars mensuels (77 euros) à destination des « diplômés-chômeurs » de l'enseignement supérieur pour des prestations de travail volontaire à mi-temps[159]. Dans l'après-midi et pour la première fois depuis deux jours, des affrontements opposent les manifestants de la place de la Kasbah, qui réclament toujours le départ de Mohamed Ghannouchi, et les policiers anti-émeutes. Le lendemain, l'Union générale tunisienne du travail tente d'organiser un sit-in à Gafsa mais la police l'en empêche. Le 14 janvier 2011 à 15 h 15 GMT, le président Ben Ali annonce le limogeage du gouvernement et des élections législatives anticipées dans les six mois, puis à 16 heures GMT, décrète l'état d'urgence et le couvre-feu[60],[30]. Elle porte sur l'« acquisition illégale de biens mobiliers et immobiliers », des « placements financiers illicites à l'étranger » et l'« exportation illégale de devises »[118]. L'après-midi des affrontements se produisent à Bizerte et à Jbeniana où les forces de l'ordre se retirent. Censurer (Anglais to Arabe Traduction). Sans cela, des médias internationaux comme Al-Jazeera, France 24 ne seraient jamais en mesure d’avoir une preuve audiovisuelle des contestations en cours dans le pays[272]. Dix jours plus tard, le régime autoritaire de Zine El-Abidine Ben Ali, en place depuis 23 ans, s’effondre. Un jeune manifestant est tué par balles au cœur de Tunis dans l'après-midi alors que des troubles éclatent dans la station balnéaire d'Hammamet où un poste de police et une permanence du parti au pouvoir sont détruits ainsi que des résidences cossues, dont l'une appartiendrait selon des habitants à un proche du chef de l'État[59]. Durant le week-end, les rassemblements s'amplifient ; la police tente de les disperser mais la situation dégénère : plusieurs agents et manifestants sont blessés, des interpellations ont lieu[29],[24],[30]. Cette version des faits est démentie initialement par le ministre de la Défense Ridha Grira, qui affirme qu'Ammar était en poste le 14 janvier et avait été nommé coordinateur des opérations, et par Ali Seriati, qui a déclaré l’avoir contacté le même jour sur instruction du président pour ramener des blindés de Zarzis vers la capitale[86]. Pendant six semaines, la tension et les affrontements se prolongent, avec notamment des manifestations qui prennent pour cible le gouvernement Ghannouchi, qui refuse les revendications des manifestants et de différents organismes issus de la révolution, dont la principale est la convocation d’une assemblée constituante, à quoi s’ajoutent selon les tendances la démission du Premier ministre Ghannouchi, la dissolution définitive du Parlement et des commissions d’enquête post-révolutionnaires, une forte épuration judiciaire des bénalistes, la demande d’extradition de Ben Ali pour haute trahison. Étymologie : du latin praeconizare signifiant proclamer, annoncer. Les jeunes manifestants, rejoints par des centaines de Tunisois, entament le siège du palais Dar el Bey résidence du Premier ministre sur la place du Gouvernement et la place de la Kasbah voisine, déterminés à faire chuter le gouvernement de transition[146]. Un oubli important ? C'est également ce qu'a conclu l'ancien chef d'état-major français et ancien ambassadeur en Tunisie, l'amiral Jacques Lanxade[85], expliquant que le général Rachid Ammar, dont des rumeurs le présentant comme démissionnaire, refusant de faire tirer l'armée ont circulé à son sujet, aurait conseillé à Ben Ali de s'en aller en lui disant : « Tu es fini ! Utilisateurs de mobiles : signalez un éventuel problème . Les protestations populaires de masse tendent à se réduire au profit de multiples manifestations et, en tout état de cause, eu égard au complet discrédit dont fait l'objet la police après sa répression violente et meurtrière des manifestations avant la fuite du président qui a officiellement occasionné la mort d'au moins soixante-dix-huit personnes, le gouvernement transitoire s'appuie sur l'armée pour le maintien de l'ordre[131]. Quelques minutes après le discours du président, des émeutes éclatent à Bizerte ou des manifestations lycéennes ont eu lieu dans la matinée. Ces rumeurs ont été alimentées par le fait qu'elle ait été jugée trop neutre au début des événements et qu'une partie des troupes fraternisait avec les manifestants alors que les affrontements restent très durs avec la police fidèle au gouvernement. Le pays comptait trois journaux au faible tirage, deux hebdomadaires et un mensuel, critiquant le gouvernement. Traduzir censurer em contexto, com exemplos de utilização. [sɑ̃syʀe] Verbe transitif censurar * * * censurer sɑ̃syʀe] verbo 1 (textos) censurar 2 figurado criticar Le 30 décembre, la police disperse dans le calme une manifestation à Monastir, tout en utilisant la force pour perturber d'autres manifestations à Sbikha et Chebba[38]. Parmi elles figure Boren Bsaiess notamment par son apparition télévisée durant la révolution tunisienne sur la chaîne Al Jazeera et dans laquelle il défendait la position du gouvernement vis-à-vis des contestations populaires tunisiennes[280]. Leurs messages de contestations étaient véhiculés à travers le Web sous diverses formes (Caricatures, critiques satiriques, images, chansons etc.). Conjugación verbo se censurer en francés, ver modelos de conjugación francés, verbos irregulares, reglas de conjugación del verbo francés. La traduction du verbe censurer en contexte À l'issue du premier conseil ministériel du cabinet de transition, le porte-parole du gouvernement Taïeb Baccouche annonce un deuil national de trois jours « en mémoire des victimes des récents événements », la récupération par l'État tunisien des biens mobiliers et immobiliers du RCD et confirme la validation du projet de loi d'amnistie pour les mille huit cents[127] prisonniers politiques ainsi que la reconnaissance de l'ensemble des mouvements politiques interdits[128]. La fleur de jasmin est en effet le symbole de la Tunisie. Seulement 1 470 ont été repris[83]. Le mouvement de Tunis, appelé "La Kasbah 2", connaît un succès important. le 19 avril 1919 (in Écrits politiques I, Gallimard, 1974, pp. Désorganisant tout le système sécuritaire, cette rébellion a engendré un enchaînement d’événements imprévus qui ont provoqué la fuite de Ben Ali vers l'Arabie saoudite à partir de l'aéroport militaire de l'Aouina. Vérifiez les traductions 'censurer' en Arabe. Le régime, qui reste dirigé par des anciens du régime policier de Bourguiba, n'obtient cependant pas l'adhésion populaire, et la méfiance règne de part et d'autre : les comités pour la protection de la révolution se créent ou se maintiennent (celui de Sidi-Bouzid créé le 11 mars), et le couvre-feu également[207]. «C'est le moment le plus brillant et précieux de notre histoire et il est mis en péril à cause de contre-révolutions et des guerres civiles qui l'ont suivi». Un tunisien a été en moyenne une fois dans sa vie de navigateur face au message d’erreur 404 Not found. Dans une analyse de Sylvie Kaufmann publiée par Le Monde du 3 février, celle-ci constate que les révoltes tunisienne, égyptienne et jordanienne sont le fait de jeunes diplômés au chômage, totalement connectés et qui utilisent les puissants réseaux sociaux d'Internet à plein, consultant Facebook ou les révélations de WikiLeaks sur leurs smartphones. Pour la « Révolution au jasmin » de 1987, voir, Institutions de transition et de règlement de la crise, Diplomatie et dispositions gouvernementales, Prolongation du mouvement social en province, Organisation des élections du nouveau régime, Médias, censure et rôle d'Internet dans le développement du mouvement, « n'appartiennent ni à des partis, ni à des organisations syndicales, ni à des associations de la société civile […] mais ils se sont identifiés à Mohamed Bouazizi », « d'une combinaison mortelle de pauvreté, de chômage et de répression politique : trois caractéristiques de la plupart des sociétés arabes », « voyous cagoulés aux actes terroristes impardonnables […] à la solde de l'étranger, qui ont vendu leur âme à l'extrémisme et au terrorisme », De nombreuses manifestations contestent l’administration mise en place : un nombre important de gouverneurs est contesté, des tribunaux sont incendiés, des grèves éclatent dans tout le pays, « au respect des libertés fondamentales », « soutien sans faille des gouvernements italien, espagnol et français », « exprimant pacifiquement leurs opinions » et « applaudi[t] le courage et la dignité du peuple tunisien », « les États-Unis, avec l’ensemble de la communauté internationale, observent, avec soutien, ce combat courageux et déterminé pour les droits universels que nous devons tous défendre, et nous nous souviendrons longtemps des images du peuple tunisien cherchant à faire entendre sa voix […] », « le président légal de la Tunisie […] et qu'il n'a fait que des bonnes choses », « un raccourci journalistique, un cliché, un stéréotype créé par les médias occidentaux, oublieux du sang, de la peur, des morts, des blessés, des familles en deuil ». Le sentiment d’injustice de la jeunesse joue d’autant plus qu'elle est nombreuse : 42 % des Tunisiens ont moins de 25 ans[15]. Néanmoins, si la foule marque son contentement, elle réclame aussitôt le départ de Ghannouchi, dernier chef du gouvernement du président déchu Ben Ali[172]. Un autre mort est rapporté à Thala et cinq civils sont blessés par balle à Sfax[56]. Plusieurs observateurs pointent les membres du gouvernement provisoire dont le choix semble largement contestable et qui focalisent la colère de la rue, eu égard à leur très grande proximité avec l'ancien président, voire leur contribution idéologique au régime de Ben Ali[150] : il en va ainsi de Moncer Rouissi, ministre des Affaires sociales qui a été proche du président déchu jusqu'au bout, de Moncef Bouden, secrétaire d'État à la fiscalité qui aurait opéré des redressements fiscaux aux entreprises convoitées par le clan Ben Ali-Trabelsi, de Ahmed Friaâ, ministre de l'Intérieur, « pour le symbole » et de Ridha Grira, soupçonné d'avoir facilité la mainmise du clan présidentiel sur les terrains publics quand il s'occupait des domaines de l'État[151].